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 Irae draconis

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Daclusia
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MessageSujet: Irae draconis   Mer 14 Juil - 3:04

[ Ce texte contient d'énormes spoilers sur le background de Daclusia; lire à vos risques et périls si vous savez pas éviter le MetaRP ]

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Les dragons... Qu'est-ce que ça, qu'un dragon...? On dit que leur colère est monumentale, mais peuvent-ils seulement ressentir ça?

Le déchaînement de puissance le plus destructeur de l'univers... La colère... D'un dragon...


---------------

Il marche à travers la neige, ce petit garçon. Pieds nus, dans la neige. En pagne, dans le froid. Parce que " ça fera de lui un homme ". Si un homme est quelqu'un dont on se moque, si un homme est quelqu'un qui enchaîne rhube sur rhube, si un homme est quelqu'un qu'on bat, alors oui. ça fera de lui un homme. Il tient un paquet sous son bras gauche, un paquet qui, apparemment, est encore plus froid que le climat extérieur. Il entre dans une maison à l'allure pauvre, où des planches craquent et se défont du mur, où les fenêtres ont toutes au moins un carreau cassé, et où la neige semble avoir recouvert 90% du bâtiment. En face de lui, avalant des litres d'alcool se mélangeant à la morve qui coule de son nez, un gros bonhomme à l'allure patibulaire, en tenue de pêcheur, s'affaire à nettoyer une cravache, maculée de sang. Dans un coin de la pièce, une femme, recroquevillée sur elle même. Elle sourit au petit garçon en le voyant entrer.

" J'suis rentré P'pa. Ah... ATCHI! J'ai ton colis... "

" Mouais... T'as pris ton temps... Vas me faire à manger! "

Sans même répondre, sachant qu'un non ne serait pas recevable, il se dirige d'un pas engourdit par le froid vers la cuisine, sans même s'approcher du feu, obstrué par le derrière monumental du gros bonhomme. Il salue timidement sa mère, la femme recroquevillée, tout en éternuant à fréquence régulière. Visiblement agacé par quelque chose sur l'enfant, le père finit par le rouspéter, la "cuisine", faite de brick et de brock, se trouvant dans l'unique pièce du rez de chaussé, l'étage étant une chambre réservée au père de famille.

" Pfeuh... Des poils... Des foutus poils! Je t'avais pourtant interdis de prier! Un iop, pourquoi pas, un iop, passe encore, mais un foutu chat! Tu seras un bon un rien fils indigne! Ha, heureusement que je me crève le derrière à aller pêcher, et que je t'envoie dans le froid pour t'endurcir, avec un peu de chance, tu seras capable de... [...] "

L'ecaflip ne fait plus attentions aux paroles du père. Elles sont toujours les même. Toujours pareilles. Sa haine, sa rancœur, il se contentait de la murmurer. Inaudible.

" De toute façon... C'est toujours pareil. Je fais jamais assez bien. Je fais toujours mal. Je suis qu'un bon à rien. Mais moi au moins je suis pas un gros porc qui bat sa femme et qui engloutit des litres d'alcool fournis par un fils au bord de la pneumonie. "

Le félin perçoit un mouvement lourd. Zut, parlé trop fort! Habituellement, son agilité et sa carrure lui permettent toujours de s'enfuir sans prendre de coup... Mais là... À peine retourné, il faisait déjà face à face à la masse, le martinet à la main, et une lueur sadique brillant au fond de ses yeux crottés. Cette fois-ci, il n'allait pas y échapper.

Ensuite, tout se passa très vite. Il y eu comme un instant de flottement, où le martinet flotta en l'air, prêt à s'abattre sur le corps du félin sans défense et affaibli. Le regard de celui-ci fixé sur l'instrument qui allait le battre à mort. Le regard de la mère, qui se laissait battre pour éviter que son fils ne prenne pour elle. De toute façon, de femme elle n'avait que titre officiel. Jamais elle n'avait choisit de l'épouser. Elle avait été vendue, après avoir été trouvée dans la rue par un marchand d'esclave.


" EXACTEMENT! T'ES QU'UN GROS PORC! "

Flash lumineux. L'instant qui suit... Fut presque indescriptible. La femme qui, peu avant, ressemblait à un squelette, se tenait droite, et maintenait fermement dans sa main le martinet de son " mari ". Elle irradiait une lumière cyan, et sur son visage était en même temps figée une expression de haine intense, mais également, dans cette haine qu'elle éprouvait, tout l'amour maternel contenue en elle. Et cet amour, cette déflagration d'amour... Avait brûlé les yeux du félin, qui ne voyait désormais plus qu'une ombre affronter un ange de lumière. Son ouïe avait momentanément cessé de fonctionner. Ses sens tout entiers avaient disparus, hormis cette vue spectrale.

Quand les sens lui revinrent, elle était différente. Un mélange d'une vue "normale", et de cette vue des âmes qui lui brûlait les yeux. Il ne voyait plus que les silhouettes des gens... Et celles-ci irradiaient. C'était douloureux. Pendant un moment. Puis, la douleur fut éclipsée par la colère. La colère par la rage. La rage par la haine. La haine... Par l'envie de tuer. Provoquée par un simple fait: un cadavre de dragon, aux écailles cyan et à taille humaine, dont les ailles d'anges commençaient à disparaître avec le reste de son âme, aux pieds d'un gros tas noir dont le sang entachait l'âme.


" Ainsi donc... Mère était un dragon... Un dragon qui sacrifiait sa vie, par amour maternel, à un fils fait par un des pires déchets que l'humanité ait portée... "

" La belle affaire! J'ai maté cette bestiole, je te materais toi aussi! Tu n'es que la moitié de ce que cette vermine était, même si elle était en bout de course! "

Les yeux injectés de sang, l'homme jeta à l'ecaflip le plus gros hachoir à poisson qu'il avait sous la main. Il avait bien visé. Le coup aurait dut toucher la tête... Mais rata, et se planta à deux millimètres de sa tête, dans le mur qui collait à son dos.

" ... Toutes ces années.... Toutes ces années, j'ai espéré que ces malheurs que tu me faisais subir seraient un jour compensées par un peu de chance. Il prit une pièce qui traînait à ses pieds, et la lança en l'air. Et étant humain, ton fils, de surcroit, j'ai une chose que ma mère, de par sa bonté, n'avait jamais... "

" LA FERME ESPÈCE DE PETIT MERDEUX! "

" De la colère. ... ... ... La colère d'un dragon. "

Moment de flottement. Le kamma a été rattrapé en l'air par l'ecaflip, qui, au moment de le saisir, avait avancé la main dans un coup de poing emplit de haine. Poing qui avait fendu l'air, et la chair, transperçant d'un coup d'un seul, le visage de son père.

" ... Contrairement à elle... Je me fiche d'avoir du sang sur les mains. Et qu'advienne que pourra. "

Et il quitta la baraque piteuse, sans même se retourner. Pas de regard pour ce monstre, pas de regard pour ce lézard non plus. Sans même prendre d'affaires. Il se contenta de marcher, titubant, dans les plaines infinies, le sang sur sa main s'envolant, sous son regard, comme une flamme rouge sang qui se mélangeait à la flamme bleue que dégageait son corps...

Dans la maison, gisait le corps d'un homme, le crâne transpercé, ainsi que celui d'une femme.


Dernière édition par Daclusia le Mer 14 Juil - 22:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Irae draconis   Mer 14 Juil - 3:44

" Je ne vois pas les choses pour ce qu'elles paraissent. Je vois les choses pour ce qu'elles sont. "

---------------

C'est à peu près... à ce moment que je suis né. Part de discorde. Part de colère. Part de toutes ces émotions instantanées et incontrôlées. Certains m'appellent l'instinct. Je préfère la discorde. Certains m'appellent problème... Je préfère " ce qui fait bouger les choses " ... Mon histoire, en revanche, n'est pas la sienne... Pas celle de Daclusia. Même si je suis lui, je ne le suis pas. Même si j'étais lui, je ne le suis plus.

---------------

Je me relève. Difficilement. Me frottant le visage avec douleur. Des images me reviennent. Comme autant de coups de couteaux.
La colère d'un dragon. Un vieil avare. Une caravane en bois. Un mouchoir. Une empreinte de craqueleur. Une mort. Pas la mienne. Une rebellion. Une chute. Une mort... La mienne.
Une ombre de lumière, un flash de ténèbres. Un combat sans merci. Deux morts. Une renaissance. Une taverne. Une lassitude. Un exode. Une mort.
Je vis à nouveau. Je ne sais pas... Si ce cadeau est bon ou mauvais...
Tant de souvenirs. Tant qui ne sont pas les miens. Tant de blessures.

Je m'assoit en tailleurs, pour faire le point. Apparemment, j'ai été rejeté sur la plage, quelque part le long de la côte d'Asse. Comment j'y suis arrivé...? Aucune idée. Les souvenirs sont difficiles à rassembler; à évoquer, encore plus. Pour la première fois depuis longtemps... J'ai l'impression d'être complet... Complet à nouveau.

Après cet incident... Mais si, celui là... Je crois que les villageois m'ont poursuivit. On tenté de me tuer. Pensant que j'avais assassiné mes parents. Je crois bien que... C'est à peu près à ce moment qu'IL est né. Cette colère n'était pas la mienne. J'ai du sang au mains... Mais pas sur les miennes. Qu'est-ce qu'il a fait après...? Trop de chose pour les recoller toutes... Ce qui compte... C'est que moi, je vive. Et pas son résidu.


(Brakmarien 1) " TOIIIII! On t'as retrouvé! "

Des Brakmariens... Deux. Un rouleau de parchemin à la main. Apparement... Ils m'en veulent pour un crime du passé. Je me relève, toujours nu, et frottes un peu mes poils.

(Brakmarien 2) " BWAHAHAHA! Pas la peine de te faire beau pour nous minet, là où on t'enmènes tu auras vite fait de perdre ton beau poil! "

" Un dragon est un être parfait. Il ne doit pas interagir avec le monde, de peur de perturber celui-ci. De l'autre côté, la discorde que j'ai sur les mains m'intime de tuer ceux qui me déplaisent... A quel côté devrais-je obéïr...? "

(Brakmarien 1) " Qu'est-ce qu'y raconte? "

(Brakmarien 2) " Laisses, il est fou... C'est pas nouveau d'après ce qu'on m'a dit. Allez casa chacha, tu viens avec nous, la tête la première ou les pieds devant! "


" ... Obéir ... Obéir ... Un esclave obéit. Un homme, quand à lui, choisit. "

Choc d'une griffe contre une hallebarde. Deux corps qui tombent au sol. Agrippant l'un d'eux, le plaquant à la gorge, je me contente de lui extorquer quelques vêtements, que je troquerais bien vite.

" Tu peux dire à ton chef que " Daclusia " est mort. Il te croira. "

....

Plusieurs heures plus tard, dans la montagnes des craqueleurs, me voilà à nouveau dans une tenue convenable. Les armures brakmariennes, c'est pas pratiques... Hnnn... J'imagine que maintenant, ces deux soldats ont du faire rapport à Oto... Au moins puis-je espérer un peu de paix de leur côté...
La brise est tiède. Hormis quelques craqueleurs qui écrasent des bouftous un peu plus bas, c'est tranquille. Je jette un rapide coup d'oeil en contrebas, vers le village. Toujours cette vision...
... Ces soldats... Ils avaient pas l'air trop laid... Leurs âmes en tout cas... Ce sont des types bien. Rapide regard à ma main. Toujours ce rouge qui vient souiller le bleu.
Un homme choisit, un esclave obéit... Le poing brandit en l'air, je hurle.


" Un homme choisit! Un esclave obéit! Que ce soit aux autres, à lui même, ou à ses instincts, ses origines! Dorénavant... JE SERAIS MOI! "
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